Carnet de voyage au Japon - Bob Ramsey

Carnet de voyage au Japon 2014

Le Japon a su m'étonner par sa dimension rétro gardiste, je m'attendais à un pays moderne tourné vers  la nouvelle technologie, or il n'en était rien du moins pas au niveau que j'avais espéré. 

Le Japon est coincé entre deux ères et deux classes sociales s' y affrontent les progressistes et les rétro-gardistes, ces derniers souhaitent protéger leur culture, leur histoire et leur patrimoine. Si vous vous rendez au Japon ne vous attendez pas à voir de la haute technologie partout, je me souviens de mon arrivée à l'aéroport et du hall de débarquement relativement défraichi au design des années 60, même le hall d'embarquement à Athènes est plus moderne.

Je me souviens avoir attendu longtemps mes bagages qui n'avaient pas été aussi rapides que nous à l'aéroport de transit à Moscou, un agent vient nous informer en anglais que les bagages seraient rapatriés directement à notre hôtel à Tokyo. 

Jetlag et la chaleur suffocante estivale nous  obligent à peine débarqués dans notre hébergement à dormir quelques heures, après quelques heures de repos,  nous sortons pour une première promenade dans le quartier d' Asakusa.

Asakusa

Le lendemain après une confortable nuit de sommeil sur un véritable lit futon japonais je me réveille aux aurores pour découvrir la vie au petit matin dans le quartier traditionnel d'Asakusa, je parcourt les rues et ruelles à la recherche d'un trésor à découvrir, or ce ne fut pas pour aujourd'hui quel triste spectacle celui de voir un quartier traditionnel dans l'une des plus grandes mégalopoles du monde avec des poteaux électriques partout des câbles électriques haute tension bouchaient la vue du ciel, on avait l'impression que l'infrastructure électrique du pays était resté bloqué dans les années 70 avec des câbles hautes tensions qui tissaient des rideaux de toiles en l'air.  Dans les rues certains japonais rentrent chez eux après une soirée endiablée au rythme du saké, d'autres s'éveillent et commençent leurs journées en nettoyant leurs pas de leurs porte ou en vidant les poubelles. Je décide de rentrer à l'hôtel afin de ressortir quand les rues seront plus animées à proximité du temple. 


Après avoir visité d'autres quartiers de la ville ainsi que le musée national de Tokyo, nous  nous lassâmes de Tokyo nous trouvons que la vie à Tokyo ressemble à la vie dans d'autres grandes villes où le rythme de la vie se résume à métro boulot pot et dodo. Nous avons envi d'un peu d'aventure et d'un rendez vous avec la nature,  nous décidons alors de tenter l'aventure de l'ascension du  Mont Fuji. 

Après environ 6 heures de marche nocturne nous atteignons le sommet du Mont Fuji, attention cette randonnée nécessite une très bonne condition physique et la randonnée de nuit est dangereuse certaines parties de l'ascension sont très dangereuses.

J'ai encore ce souvenir d'une randonnée un peu cauchemardesque, au début la première heure de marche se déroule sur un sentier de terre relativement facile, je me dit qu'à ce rythme là l'ascension sera facile, sauf que la piste de terre s'arrête et se transforme en piste sablonneuse, je ne sais pas si vous avez souvenir de la dernière fois que vous avez marché sur le sable à la plage, le sentiment de s'enfoncer à chaque pas, là c'est la même chose, la même sensation sauf que le chemin monte et là c'est le cerveau qui prend le dessus et il faut rester calme aller à son rythme et bien respirer. Ce chemin sablonneux dure environ une heure puis sa commence à devenir rocailleux à proximité du premier refuge. Nous nous y arrêtons pas et continuons l'ascension, là la marche devient plus raide et escarpé  mais beaucoup plus facile que sur le sable. Nous arrivons de nuit au deuxième refuge, une pause est bien mérité le temps de manger un petit peu il fait nuit nous sommes seul du moins c'est l'impression que j'avais et un spectacle horrible se déroule devant moi dans l'obscurité le refuge est éclairé par une petite lumière dans la cuisine un cuisinier japonais est affairé et je vois plusieurs formes de vésicules reliées à une panse suspendus au plafond de la cuisine, à ce moment là un japonais nous abordent et nous invitent à rentrer dans le refuge, et là tout se mélange dans la tête j'ai l'impression d'être dans un film d'horreur le japonais est un assassin et les tripes du moins ce qui y ressemble doivent être les restes de  pauvres touristes assassinés parce qu'ils avaient acceptés gentiment l'invitation du japonais, je refuse obstinément et quitte ce lieu de l'horreur.  A la troisième station je découvre que ce que je prenais pour une panse était en fait une brioche salé qui ressemble à la bretzel. Ah les effets de l'altitude!!

L'ascension se fait tant bien que mal, nous nous servons d'une ligne guide faite en corde pour nous guider dans l'obscurité nous sommes vraiment dans le noir et nous grimpons tant bien que mal certains randonneurs plus expérimentés et mieux équipés nous doublent pendant que nous nous arrêtons en pleine ascension pour souffler, les effets de l'altitude commence à se faire ressentir, et la randonnée nocturne se transforme en escalade nocturne. 

Le sommet se fait ressentir il est deux heures du matin il nous reste encore une heure de souffrance, nous passons un tori nous nous arrêtons un moment et nous saluons pour honorer le mont Fuji et le remercier de nous avoir permis l'ascension puis nous nous élançons en courant dans ce qui ressemble à l'entrée d'un petit hameau,  nous avons l'impression d'être des guerriers qui entrons avec courage combattre l'ennemi, nous arrivons sur une petite place des randonneurs sont assis, ça y'est nous y sommes nous avons réussi. Kanpai!!

Vue à partir du sommet du Mont Fuji

Le pire n'est pas passée nous passons une heure transit dans le froid afin de profiter du levée du jour, puis nous entamons la descente, quatre heures dans l'enfer. 

Nous avons l'impression d'être sur une autre planète, la cendre volcanique rouge sur le versant nous donne l'illusion d'être sur la planète Mars, mais le pire ce n'est pas ça aucun refuge n'est installé sur toute la descente et ça nous aurait fait du bien d'en trouver  afin de boire un café ou un thé nous désaltérer , mais bon ce n'est plus que de l'histoire ancienne. 

Nous nous empressons de rejoindre la 5ème station d'où nous attendrons le bus pour retourner à Tokyo, le soir même nous prenons le car pour Kyoto.

Gare de Kyoto notre arrivée dans la ville

Notre voyage en car s'est parfaitement déroulé, nous avons été surpris  car les filles et les garçons ne peuvent pas voyager côte à côte, les chauffeurs sont deux et se relaient toutes les deux heures, pendant que l'un conduit l'autre veille au confort des passagers. 


Nous avons hâte de découvrir les charmes de Kyoto.

Geishas se promenant dans les rues de Kyoto

Nous découvrons une ville comment dirais je comme toutes les autres sauf q'une multitude de trésors patrimoniaux y sont conservés de très jolies temples, des jardins des centres commerciaux ancestraux qui ont fait la renommée et l'histoire de la ville.

Trésors patrimoniaux dans la ville de Kyoto

ça y'est nous arrivons au terme de cette petite épopée en terre lointaine, ce voyage m'a permis de découvrir de magnifiques temples et lieux historiques, de réaliser l'ascension du Mont Fuji. La découverte culinaire n'a pas été notre fort, nous avons essayer de goûter quelques mets mais nous n'avons pas accrocher, j'ai cependant apprécié les ramens, le thé japonais, et son goût aromatisé accompagne pas mal de confiseries, nous n'avons pas eu le temps de tout visité le voyage en été pour ma part j'éviterai lors de notre prochain voyage sur ces terres. 



Dragon